Dans la Fête du Cochon, tout est bon !

Quand le soleil s’est levé trempé sur Saint-Lary ce samedi matin, il fallait bien toute la bonne volonté de la cinquantaine de bénévoles au service de cette journée de fête pour ne pas décréter que – macarèl ! – c’était la journée du cochon, certes, mais le temps de cochon, c’était de trop ! Un casse-croûte de cochonnaille plus tard, une foule joyeusement waterproof avait envahi la place de l’Office de Tourisme. Petits et grands, d’ici et d’ailleurs, passaient des ateliers à la buvette et des jeux aux grillades avec un enthousiasme anticyclonique.

Fête du Cochon-1

Ici, une gouttière d’une dizaine de mètres descendant du balcon, crachait à vive allure des saucissons fous qu’il fallait tenter d’arrêter en pleine course d’un seul coup de hache.
Là, on déposait quelques instants son sens de la dignité sur l’autel de la rigolade pour tenter d’imiter le cruiiiiiiiiiiiii-iiiii du cochon. La plus petite participante n’avait pas 3 ans !

Fête du Cochon-2

Ici, Maïté répétait pour la deux-centième fois, à la deux-centième personne qui lui posait la question, qu’elle préparait… du boudin. Avec toujours le même grand sourire, généreux, patient, le même bonheur de partager sa tradition familiale.

Fête du Cochon-3

À côté, dans la catégorie Professionnels, les charcutiers de la maison Coustalat aiguisaient les appétits avec une démonstration alléchante de fabrication de leur saucisse de porc noir.

Fête du Cochon-4

Malmenant nos émotions, les voix profondes du chœur des Bandoulets nous ont fait passer sans transition du rire aux larmes, faisant vibrer tout le monde à l’unisson du Sud-Ouest. Et Jean-Pierre Coffe, adorable invité d’honneur de la fête, semblait lui aussi contaminé et heureux de cette épidémie de plaisirs partagés.
La banda des Clapicos, quant à elle, diffusait son entrain communicatif à grand coups de cuivres et de percussions.

Fête du Cochon-5

Clément, le ciel s’est asséché le temps du pèle-porc. Un peu de résine, un énorme baquet d’eau bouillante et aux racloirs ! Vite, avant que la chair ne commence à cuire. En moins d’un quart d’heure, le cochon est parfaitement glabre. Les gestes rapides et sûrs des 6 hommes en action ont forcé l’admiration du public comme celle de Jean-Pierre Coffe… de la belle ouvrage et un scoop pour certains : le porc noir n’est pas noir, sans ses soies, il est blanc-rose !
Que la fête commence ! Reprenons tous en chœur avec les Bandoulets : Ouiiiii le cochon est noir, Ouiiiii le cochon est mort, Ouiiiii le cochon est bon ! Da doo ron ron ron, Da doo ron ron !

Fête du Cochon-6

A 13h, ce sont quelque 300 chanceux qui se sont retrouvés au banquet. Au menu : Salade de museau sauce ravigote, Daube de Noir de Bigorre au Madiran, Fromage de brebis des producteurs de la Vallée et Gâteau à la broche et crème anglaise au Génépi. Hmm…!

Fête du Cochon-7

Un régal des papilles qui n’a eu d’égale que la joie tangible qui a baigné la Salle des Sports tout ce début d’après-midi : les serviettes tournaient haut au-dessus des têtes à la fin du repas !

En sortant, comme par magie, un fier ciel bleu illuminait Saint-Lary, nous laissant heureux et un brin rêveurs… et si les nuages étaient solubles dans la convivialité ?

Texte et photos : Sandrine Arribeux

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