Le lac de Barroude, situé dans la vallée de la Gela, est un lac d’altitude (2355 mètres). Ses berges accueillantes s’offrent aux randonneurs cherchant charme, apaisement et sérénité et attirés par les murailles composées par le Pic de la Gela, Pic Gerbats, Petit Pic Blanc, Pic Heid et enfin Pic de Troumouse.

Le refuge ayant brûlé à l’automne 2014, le lac y devient plus intime. Il ne dévoile son coucher de soleil qu’à de plus rares spectateurs. Un seul moyen : séjourner ou plus exactement bivouaquer pour voir les falaises s’engourdir au crépuscule et s’éveiller au petit jour.

Tout commence par la préparation, motivant les troupes après quelques randonnées de remise en forme dans la vallée du Néouvielle. Se dépasser, s’émouvoir et s’épanouir sont les sensations que nous sommes venus chercher.

Lac du Badet

Notre excursion commence à Saint Lary en prenant la route menant vers l’Espagne par le tunnel d’Aragnouet-Bielsa. Après avoir tourné a droite (D 118) en direction de la station de ski Piau Engaly, nous garons notre voiture au fond du parking numéro 1 menant à l’entrée de la vallée du Badet. Tente, gaz, sac de couchage, vêtements et nourritures pour 2 jours, nous entamons la montée par le chemin menant au lac du Badet.

 Après 40 minutes de montée plutôt facile, nous nous arrêtons devant un spectacle peu commun. Une vache vient de mettre bas d’un petit veau qui ne tient pas encore sur ses pattes. Par l’odeur alléchée ce sont 1, 2,3…20 vautours qui arrivent sur les lieux pour se délecter de la délivrance de la vache et peut être d’un petit veau tout frêle. Combat épique entre un mastodonte d’environ 600 kilos, maître des estives et de rapaces d’environ 8 kilos, maîtres des airs et du ciel. Aidée par une autre vache la scène durera 45 minutes le temps que le petit se tienne debout et prenne sa première tétée.

Vautours

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Remis de nos émotions nous continuons jusqu’au lac du Badet où l’eau bleu émeraude reflète la montagne environnante. « Cela mérite bien une pause! »

Deux heures plus tard, nous arrivons à la Hourquette de Chermentas culminant à 2439 mètres et bordée par le Pic de la Gela et les crêtes environnantes.

Un gâteau vite avalé et un peu d’eau fraîche nous voici déjà repartis dans la vallée de la Gela. Un sentier zigzague le long de l’aplomb des falaises. Il nous permet d’être à l’ombre pendant 1 heure car il fait très chaud ! (≤30°C).

Longe dans l'ombre la base d'une falaise calcaire, puis monte dans un éboulis jusqu'à un petit col avant de se diriger vers Barroude au-dessus de la vallée de La Gela

Le chemin longe dans l’ombre la base d’une falaise calcaire, puis monte dans un éboulis jusqu’à un petit col avant de se diriger vers Barroude au-dessus de la vallée de La Gela

Déambulant à travers un chaos de blocs rocheux, des sifflements stridents se font entendre. Au vu de la température, il est normal de rencontrer quelques marmottes qui se reposent au frais.

Marmotte

Longeant la montagne nous arrivons au croisement des chemins, l’un menant au lac de Barroude, l’autre descendant dans la vallée. Nous débouchons directement sur le lac dans le parc national des Pyrénées, réserve naturelle. Le site est idyllique et invite au bivouac qui est toléré de 19h à 9h du matin. Nous aurons le temps de pêcher !

Une fois arrivé, nous installons la tente et nos duvets. Nous montons un petit coin cuisine à l’abri du vent. Après cette installation succincte nous pouvons enfin nous étendre dans l’herbe verte et nous émerveiller de la vue des falaises se reflétant à la surface de l’eau lisse du lac.

Lac Barroude

La canne à pêche est montée et c’est au premier lancer de cuillère que ça mord ; une truite fario de 20 cm qui avait sûrement faim… sitôt attrapée, sitôt remise à l’eau.Soirée Barroude

 

Fin de journée ; les organismes sont fatigués par de toutes ces aventures et la marche. Nous regardons le spectacle féerique des nuages léchant les sommets de Troumouse dans un soleil couchant.

 

Au petit matin (6H) une douce mélopée nous réveille. Ce sont les clarines des « oueilles ». Pour ceux qui ne connaissent pas les « oueilles » ce sont des bêtes qui sont douces comme des agneaux et dont on raffole en gigot. N’oublions pas que ces brebis sont chez elles, sur ces estives et permettent d’entretenir les prairies….nous les en remercions!!

Revenons à nos moutons….A l’ouverture de la tente, nous découvrons un océan de nuages dans la vallée. Ils bouillonnent comme la mer, dont les vagues se fracassent sur les parois rocheuses. Devant ce spectacle chacun de nous s’accorde à dire que cela vaut bien la peine de se lever.

Mer de nuage

Abandonnant ce paradis, nous redescendons par la vallée de la Gela en suivant la cascade et ses eaux tumultueuses. Tout au long de la descente, nous nous arrêtons par-ci, par là pour admirer et photographier ces fleurs qui remplissent nos cœurs de couleurs.

Laissant sur droite le buron des bergers, nous passons le petit pont, puis la barrière à vache. La vallée se rétrécit à cet endroit là !

Ne vous découragez pas les gourmands et les gourmandes seront servis ! Pourquoi me direz-vous ? D’épais buissons recouverts de feuilles cachent un trésor et même si elles ne sont pas « mûres » vous pourrez toujours vous délecter d’autres desserts plus petits mais tout autant sucrés.

Nous arrivons enfin à la route menant à l’Espagne. Avant de monter nous avions garé une deuxième voiture dans le virage en épingle sur la D 173 pour pouvoir rejoindre notre point de départ. Vous pouvez toujours faire de l’auto stop en direction de Piau pour récupérer votre voiture si vous n’avez pas pris cette précaution ou remonter à pieds.

Tracé du parcours

Rouge : 1er jour Bleu : 2eme jour Vert : Remontée vers Piau Engaly

Nous regagnons ainsi la vallée avec l’envie de vite revenir dans ces lieux enchanteurs.

A bientôt

Merci à Flo et Gwen pour m’avoir accompagné et partagé leurs photos.

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