Randonnée « été indien » au départ du Col de Portet.

 

 

Les conditions exceptionnelles, début octobre, grand ciel bleu, t° environ 20°c et grand soleil,
nous ont permis de faire une magnifique ballade en famille (ma femme et mes deux enfants de 11 et 12ans) au départ du Col de Portet.
L’équipement de moyenne montagne est de rigueur, c’est à dire de bonnes chaussures des habits chauds au cas où !

Nous avons aussi prévu de dormir en altitude avec camion et tente.

La Montée s’effectue en fin de matinée au départ de Tarbes en passant par la Hourquette d’Ancizan et la montée sur la route du Pla d’Adet avec bifurcation à Espiaube et montée finale sur le Col de Portet.

 

La montée est« aérienne », mi chemin blanc mi goudron mais elle se fait bien, en prenant garde aux animaux en liberté (vaches et moutons qui pâturent).

Le Choix de l’itinéraire a été fait de façon à rencontrer au maximum « la vie sauvage » et profiter des lumières magnifiques de l’été indien.

Arrivés au col nous nous restaurons rapidement en admirant le magnifique panorama qui s’étend jusqu’au Pyrénées Centrales

.

Les premiers oiseaux sont visibles avec de nombreux rapaces qui viennent nous saluer: Vautour, Faucon, Milan

Puis c’est le départ, il est environ 14h00, nous prenons le sentier qui part en direction du refuge de Bastan,

mais rapidement, après le premier virage, nous nous éloignons des sentiers battus et décidons de monter au travers de la prairie en direction du sommet de Pichaleye et des crêtes de Graouès Blanques …

Nous avançons dans une zone « semi désertique » avec des airs de Mongolie !!!

 

 

 

 

 

 

C’est le « plateau-cirque » de Montarrouyes qui s’ouvre à nous, il se situe aux alentours de 2200m, bordé de crêtes à 2400m avec le sommet dominant du Pichaleye à 2626m
Nous montons au travers des remontées mécaniques de Corne Blanque et d’Arrouye en les oubliant vite tellement ils sont de « discrèts téléski »; et dès lors que l’on regarde « ailleurs » c’est un monde semi désertique de landes , de pierriers et de tourbières…

 

 

 

 

 

c’est décidé notre destination finale sera la crête étroite et sauvage qui surplombe les lacs de Bastan…

…on devrait voir des « choses » et j’ai intérêt à ne pas décevoir les enfants, je leur ai promis une vue d’enfer et peut être des surprises « faunistiques » !

La montée de 250m de dénivelé se fait gentiment mais sans sentier véritable pour arriver dans un décor plus méditerranéen avec des arbustes et des petits conifères au milieu d’une crête rocheuse « un peu » étroite mais pas trop exposée!

…et là …

                                  

ayant fait les derniers mètres sans bruit …

… au moment de découvrir la vue magnifique sur les lacs de bastan en contre bas… surgit un superbe isard dans sa livrée claire qui nous regarde avant de « sauter » dans le vide…

Tout le monde est aux anges «Papa, ça c’est La Vraie Nature » comme dit ma fille !!!

Petite pose gouter et photos avant de faire la grande traversée sur les crêtes pour revenir au Col de Portet, tard, … afin de « déloger » quelques bestioles.

Direction plein nord pour passer sous le Pichaley , nous naviguons à 2450 m suivant une courbe de niveau jusqu’au Col de Jétas, sous le regard inquisiteur d’un vautour qui navigue à quelques mètres au dessus de nous!
Là, un point de vue plein nord sur le massif de l’Arbizon et les combes qui mènent à Aulon, nous saute à la figure.

Nous continuons sur notre crête en prenant soin de ne pas faire trop de bruit et de rester à l’abris sous le vent ….

… nouveau moment de plaisir et de partage avec une harde d’isard sous Le Montarrouyet …

…moment rare ils sont une dizaine, il y a des femelles suitées de leurs chevreaux, des éterles et éterlous ,  

j’ai le temps de me poser pour faire une petit séquence vidéo avec leur fuite et l’arrivée dans le sommet du couloir avec le soleil couchant!

 

 

Après toutes ces émotions, il faut rentrer avant la nuit même si nous avons décidé de rester coucher au Col de Portet.


Le retour pour rejoindre les crête de Soumaye et le dessus des remontées mécaniques de Mouscades est laborieux le long des pierriers et les chevilles même bien chaussées souffrent …

…retour au « camp de base » vers 19h30 après une petite sortie de plus de 5 h …

GENIAL.

Le soleil va se coucher et le spectacle continue.
On monte le camp éphémere pour la nuit; on prépare une bonne collation, le froid tombe et la nuit étoilée apparait …et puis c ‘est au tour de la lune , presque pleine!
Les lumières sont incroyable et ce lieu devient « étrange » avec ces poteaux métalliques éclairés par la lumière de la lune.

Le reste de la famille va se coucher il est 21h30 et je resterai une bonne partie de la nuit à observer les étoiles avec des conditions optimales, ciel dégagé et température clémente d’environ 2°c avec peu de vent.

En se couchant dans leurs sacs de couchages les enfants rêvent déjà d’assister au lever de soleil du lendemain…

NO COMMENT … celui-ci se lève vers 8h00… magique

et fin de l’aventure.

L’été indien à Saint Lary mérite le détour !

A votre tour maintenant…

Lolo

NB/ cette ballade est assez tranquille pas trop fatiguante maxi 300 m de dénivelé mais de belle longueur en devers qui « soigne » les chevilles.
Attention au dessus des crêtes pour ceux qui ont le vertige mais franchement elle ne sont pas exposées.

Répondre

Bike Park
Article suivant