Une nuit au refuge de Barroude

La rentrée scolaire est arrivée et le beau temps s’est ‘installé en Vallée d’Aure. Avec des amis, nous avons décidé de partir deux jours en montagne. Nous avons choisi de faire étape au refuge de Barroude, principalement pour son cadre géographique. Ce refuge est loin des villages de la Vallée (2380 m d’altitude). Il se trouve dans un site préservé du parc national des Pyrénées.

Le départ de notre balade:

Nous sommes partis de Saint-Lary vers 9h30, en direction du tunnel d’Aragnouet- Bielsa. Avant le tunnel, on peut voir plusieurs voitures arrêtées dans un virage. Il s’agit des départs de randonnée en direction de Port Vieux (à 3h00 de marche) et en direction du refuge de Barroude, situé face au Lac du même nom (à 3h30 de marche). Le sentier emprunté depuis le parking est assez ombragé et est un peu difficile d’accès (beaucoup de pierres glissantes). Après avoir passé ce sentier, nous arrivons sur le vallon de la Géla (un panneau nous indique que l’on se trouve dans le Parc national des Pyrénées.) Il faut alors passer une barrière et prendre le chemin à gauche après la passerelle en bois pour aller en  direction du refuge de Barroude. Le passage est très herbeux et commence à monter doucement. Par la suite, le chemin devient un peu plus raide et court en lacets dans la montagne. Le chemin est étroit, il n’est pas possible de marcher côte à côte. Lors de notre montée, nous avons pris du plaisir à admirer la faune et la flore (beaucoup de marmottes, des vaches et de belles petites fleurs de montagnes de couleurs différentes).

Au bout de la montée, nous arrivons sur un plateau formant le fond du cirque de Barroude et nous apercevons au loin le lac de Barroude (d’un bleu turquoise) et face à nous une muraille avec des pics de plus de 3000 mètres, un décor majestueux ! Nous continuons à avancer et le refuge se dessine à l’horizon. Nous sommes bien contents d’arriver et nous nous offrons comme récompense une trempette des orteils dans le lac de Barroude face au refuge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation du refuge: 

 

-Propriété du Parc National des Pyrénées

-Refuge gardé depuis 9 ans par le même couple Rozeen et Eric

-Ouverture du refuge : l’été et l’hiver, mais il n’est gardé que l’été (de fin mai à début octobre – sa fermeture coïncide avec la fin de la saison de la pêche)

-Une trentaine de couchages l’été et moins d’une dizaine l’hivers

-Lors de votre arrivée au refuge il vous faudra retirer vos chaussures (vous disposerez d’un casier pour les ranger et des chaussons vous seront prêtés).

-1200 visiteurs à la saison (seul les visiteurs qui prennent un couchage sont comptés)

-Possibilité de bivouaquer au bord du lac

-Le ravitaillement alimentaire pour le refuge est fait 3 fois dans la saison par héliportage et toutes les semaines les gardiens descendent et remontent chargés de provisions

-Les déchets quant à eux sont compostés pour les matières organiques et brûlés pour les papiers. Et le reste est stocké et ensuite redescendu par hélicoptère

– L’énergie est produite sur place (le refuge est équipé d’un générateur photovoltaïque). Le refuge utilise également des bouteilles de gaz propane pour la cuisine et le réfrigérateur.

– Le refuge n’a pas d’accès Internet, le réseau téléphonique ne passe pas et il est impossible de régler votre séjour par carte bleue.

 

Mes impressions après une nuit au refuge: 

Il s’agissait de ma première nuit dans un refuge en haute montagne. J’étais très impatiente et très excitée de vivre cette expérience. La montée fut dure, il faisait très chaud, le sac à dos était lourd et le sentier était assez raide heureusement les bâtons de randonnée ont bien aidé. Arrivée là-haut, la récompense s’offre à vous avec ce paysage magnifique, ce cirque de montagne, ce lac d’eau turquoise… J’aurais pu rester des heures entières à admirer ce décor. Mais il fallait aller prendre connaissance des lieux, se présenter aux gardiens, annoncer notre arrivée, installer nos affaires et prendre place au dortoir. Une nuit passée en refuge est une nuit courte. On ne dort pas beaucoup et on se lève tôt car il faut attaquer une autre journée de randonnée ou, pour les plus chanceux comme nous, car on veut simplement profiter du formidable spectacle de la levée du jour sur la muraille. En refuge, la convivialité est de rigueur. Même si vous ne connaissez pas les autres visiteurs, il est de coutume de discuter avec eux de la journée passée, de la journée à venir, des expériences de randonnée dans le coin. On partage le dîner ensemble et le dortoir. Concernant les commodités, il faut sortir du refuge pour aller aux toilettes, de même que pour la douche. Ce qui est à retenir de cette expérience est avant tout le décor majestueux et  les rencontres.  Je garde ces 2 journées en tête pour un petit moment. Je tiens à préciser que les gardiens du refuge sont des gens très disponibles, qui discutent beaucoup avec leurs visiteurs. C’est très plaisant de les écouter, ils ont une très bonne connaissance de la montagne, sont de merveilleux conteurs et de très bon cuisinier. Je vous invite à aller les rencontrer. Ils m’ont confié que souvent les randonneurs partent de la Vallée de la Gela mais ne montent pas au refuge, ils s’arrêtent à mi-chemin (seul 30% grimpent jusqu’en haut, je trouve cela bien dommage).

Afin de partager mon séjour en haute montagne je vous invite à admirer les photos prises lors de cette belle balade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
(cliquez sur les photos pour les voir en plein écran et passez la souris dessus pour voir les légendes) 

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